Palmarès du "Global Shining Light Award"

Power Brokers a remporté le Global Shining Award 2007 à Toronto au Canada.

Power Brokers (“Les détenteurs de la puissance”) est le fruit d’une vaste enquête sur la crise énergétique à l’origine de pannes d’électricité massives en Roumanie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie et Albanie. Cette série de reportage a révélé les marchés discutables conclus sur le marché de l’énergie par de nébuleux hommes d’affaires à travers les Balkans. Ces marchés ont rapporté d’énormes profits aux négociants en énergie mais ont débouché sur des tarifs d’électricité exorbitants, inaccessibles à des populations appauvries. L’enquête résultait de la collaboration de six reporters, Paul Christian Radu et Sorin Ozon du Centre roumain pour le journalisme d’investigation, Eldina Pleho et Alison Knezevic du centre pour le reportage d’investigation en Bosnie-Herzégovine, Stanimir Vlaglenov de Bulgarie, et Altin Raxhimi d’Albanie.

Pour le jury, cette série lauréate est un modèle de journalisme d’investigation. Elle démontre l’intérêt du travail d’équipe pour enquêter sur un sujet très complexe, travail d’équipe ayant permis d’assembler de manière cohérente des documents publics et de longs entretiens récoltés à travers les Balkans et l’Europe.

“Ce qui fait de Power Brokers un travail à part, c’est que ces histoires ont été écrites dans les conditions les plus difficiles, au coeur de sociétés où l’accès à l’information est souvent inexistant et où les journalistes d’investigation sont confrontés au harcèlement, à l’emprisonnement, voire à la mort, simplement parce qu’ils font leur travail”, expliquait Luz Rimban, membre du jury. “Choisir un lauréat parmi de nombreux candidats est une tâche difficile, mais le choix du jury fut unanime.”

Gangsterism and the Faulty Legal System  a remporté le Global Shining Light Award 2008 a Lillehammer en Norvège

Sonali Samarasinghe et le Sunday Leader ont décidé que c’en était trop. Il ne devait s’agir que du compte-rendu du passage à tabac d’un tenancier de bar par le fils d’un puissant ministre sri lankais et ses gardes du corps. C’est devenu une enquête révélant comment ce ministre utilisait son pouvoir et ses connections avec le premier ministre pour étouffer cette brutalité dans les médias et le système juridique. Samarasinghe a traqué toutes les personnes liées à l’agression, et en a rencontrées beaucoup d’autres dans la foulée, dont des policiers et des avocats, qui ont témoigné de diverses affaires de corruption et de brutalité impliquant le ministre et son fils.

Ces témoignages débouchèrent sur quatre articles diffusés sur trois mois. Après la publication du dernier d’entre eux, des malfrats s’introduirent de force dans les bureaux du journal, mirent le feu aux presses, incendièrent des camions de livraison de la publication et attaquèrent trois employés. Un mois plus tard, le ministre Silva forçait l’entrée de la télévision publique, excédé par la non diffusion de l’un de ses discours. Il malmenait le directeur de l’information de la chaîne et menaçait le personnel, qui lui résista. Cette enquête démontrait l’importance de cultiver ses sources, de convaincre les gens de parler et de rassembler la documentation supportant un travail d’investigation.

Navigation