Plusieurs panels du GIJC concernent le “journalisme de base de données” (Computer Assisted Reporting, ou CAR). En suivant ces thématiques, vous pourrez apprendre à consulter des bases de données, analyser les informations des pages d’accueil et des serveurs, sécuriser vos propres données, etc.
Nils Mulvad a été directeur exécutif du Centre international danois pour le journalisme analytique, jusqu’en décembre 2006. Il est le co-auteur de deux livres sur le journalisme de base de données. Interview.
GIJC : Dans certains cas, le journalisme de base de données peut s’apparenter à une activité illégale. Quelles questions doit se poser un journaliste avant d’utiliser ces outils ?
N.M : Etre journaliste ne vous donne pas le droit d’enfreindre la loi, ou de faire du hacking (ndlr : pénétrer un système sans autorisation).Mais vous pouvez trouver des informations à partir de sources cachées au sein d’une institution. Vous pouvez alors utiliser ces données dans la mesure où vous n’avez pas enfreint la loi. Certaines données sont déjà publiques, vous ne faites que les re-publier.
GIJC : Les journalistes sont-ils suffisamment formés aux nouvelles technologies ?
Chacun doit prendre ses propres responsabilités pour s’entraîner. On a tendance à croire que lorsqu’un besoin est défini, il y aura toujours quelqu’un pour y subvenir, mais il faut d’abord compter sur soi. Nous avons besoin de jeunes journalistes qui n’ont pas peur de s’impliquer dans ce domaine.
GIJC : Comment convaincre les journalistes de se convertir au journalisme de bases de données ?
N.M : Je pense que ¾ des informations sont stockées dans des bases de données, et plus sur papier ou dans les esprits. Si vous voulez trouver l’information, vous devez apprendre le langage du stockage de l’information.
